Focus

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Désolée d’avance pour la longueur de cet article mais j’avais besoin de faire ce bilan et je sais que ça va aider des gens suite à des discussions que j’ai eu.

  Bonjour

D’abord j’espère que vous vous portez bien et que vous avez globalement passé de bonnes fêtes de fin d’année.

Je tenais obsessionnellement à poster un article le 1er Janvier mais après réflexion je me suis dit qu’il me fallait du temps pour analyser l’année qui venait de se terminer.

C’est chose faite, donc j’avais un peu envie de partager avec vous ce qui en est sorti de mon année 2016.

Chaque année il y a toujours un truc qui prédomine et qui nous permet de faire un bilan positif ou négatif de l’année qui vient de s’écouler.

Pour moi ce qui a prédominé c’est les autres et leur capacité de toxicité dans notre existence.

Avant de développer mon propos je commence d’abord par dire la chose la plus positive qui m’est arrivée en 2016.

Grâce à mon compagnon j’ai pu avoir un résultat tangible de mon travail artistique.

Il a trouvé une société vers laquelle je peux me diriger pour créer mes propres tissus avec les imprimés que je réalise en art numérique.

Pour moi c’est une avancée énorme car ça me permettra de maitriser toutes les étapes de ma création. C’est une chose qui me tenait à cœur l’année de mes 40ans (que j’ai eu en avril 2016) et je dois dire que le mot compagnon prend tout son sens avec M (Mr tient à garder son anonymat et je dois le respecter) car il essaie toujours de faire en sorte que je puisse concrétiser quelque chose qui est important pour moi.

Il est mon compagnon de vie, il m’accompagne dans mes travail et fait tout son possible pour m’aider à atteindre mes buts.

Voila donc la chose la plus positive qui m’est arrivée en 2016 et honnêtement c’est énorme et encourageant. Le problème qui en découle quand même c’est que je donne de la matière à cette société pour créer des imprimés en s’inspirant de manière outrancière de mon travail.

Monsieur M (alias l’amoureux) a même capturé leurs dernières créations en matière de tissus avec les mêmes imprimés que moi sur lesquels ils ont fait de légères modifications mais ils ont quand même gardé la même gamme de couleurs que moi en plus des imprimés qui clairement sont des plagiats.

On s’y attendait mais c’est toujours dépitant et déplaisant de constater ce genre de choses. Heureusement que j’ai plus de 20 000 imprimés en stocks et que mon travail est déposé.

Maintenant le bilan humain de l’année 2016. Je me suis demandée comment l’ai-je vécu?

En toute honnêteté pas très bien pour plusieurs raisons. La première raison de ce sentiment négatif c’est LES AUTRES.

Oui les fameux autres. Je me suis beaucoup interrogée début Janvier sur le pourquoi du comment les personnes qui gravitent autour de moi ont pour projet de vie d’aller mal.

Oui oui il existe des êtres dont le projet de vie est de ne jamais aller bien et toute chose qui viendrait nourrir ce projet est la bienvenue. Maladie, entorse, Migraine, difficultés professionnelles, familiales, amoureuses (et j’en passe) est prétexte à la plainte et à cristalliser l’attention sur eux.

Ils ont une toxicité indéniable sur nous et notre psychisme et malheureusement il est souvent trop tard lorsqu’on s’en rend compte et qu’on en prend conscience.

Leur fonctionnement devient le notre et sans qu’on ai le temps de le réaliser on s’enlise à notre tour dans des névroses qu’on se crée.

Ils ont cette capacité à infliger à la vie et à leur existence, une torpeur qui conduit forcément au sentiment de ne pas avancer, ce qui leur permet d’être dans un état d’une permanente angoisse sourde, qui se solde par une somatisation physique.

De ça débouche de vraies maladies qui engendre du coup compassion et attention de l’entourage qui se transforme sans le vouloir en cordon sanitaire de commisération intempestive dont les expressions les plus récurrentes sont « ma pauvre »,  « holala », « t’as vraiment pas de pot », « diiiiingue », « on pense fooooort à toi »,  « sois forte » et etc…….

Le pire dans tout ça c’est de réaliser après coup et après récit de leur pseudo problème, que ce qu’ils ont n’est pas si grave et ne mérite pas tant d’empathie.

Forcément que peut-on dire à quelqu’un dont les principaux discours sont :

« il m’est arrivé un truc insupportable, ça m’a fait du mal, je ne peux pas en parler en ce moment car il faut que je le digère parce-que c’est vraiment douloureux » et GNANGNANGNAN (comme dirait Alain Finkielkraut le philosophe pénible) et ce gnangnangnan sont des pleurnicheries qui ne s’arrêtent jamais et dont personne n’ose dire Ferme là, il y a des gens qui ont de vrais problèmes dans la vie tu sais.

D’ailleurs ce qui est formidable c’est qu’on fait exactement le contraire, on entretient le truc déjà parce-qu’on ne veut pas blesser la personne ou par crainte de perdre quelqu’un pour qui on a de l’affection.

Je ne vois pas ce qu’on peut faire à part écouter, dire des « je suis là », « je pense fort à toi », « ho ma pauvre » et blablabla.

On culpabilise de ne pas pouvoir aider plus, on se sent impuissant, alors on se dit que la seule chose qu’on peut faire c’est d’être présent, donner de son temps, être à l’écoute et c’est à ce moment qu’on fait une grave erreur car on ouvre la boite de pandore et comme dirait la légende, tous les maux (mots) de la terre en sortent.

C’est donc ainsi que je me suis retrouvée noyée de négativité permanente à gérer, des névroses, des pleurnicheries intempestives et à mon tour je me suis laissée enfermée dans cette torpeur qui m’a empêché d’avancer.

Je voyais les choses se faire mais je n’arrivais pas à dire STOP. J’avais envie de dire autorise la vie à entrer dans ta vie, fais lui une place et regarde là autrement au lieu de l’étouffer sous une couche de négativité et de mal-être que tu enfantes et ne fais que grossir jour après jour.

Je sais bien que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, que même si on a le désir d’aller bien parfois les choses de la vie nous fauchent avec une violence dont on a du mal à se relever. Ceci étant, si on peut éviter d’être en quête permanente de ce qui ne va pas et que notre regard cherche sans cesse à voir, alors on laisserait sans doute la bonne porte de la vie ouverte.

Mon année 2016 a été jalonnée de ce genre d’échanges et j’ai mis trop de temps à m’en défaire et à m’éloigner pour pouvoir me concentrer un peu plus sur mes objectifs.

Je n’ai pas eu l’espace dont j’avais besoin pour me construire et mettre les choses en place de manière sereine sans être polluée par l’extérieur toxique qui m’entourait, autrement dit les autres.

Jour après jour j’ai tenté de me dire FOCUS Naf mais le tohu-bohu permanent de mon entourage ne m’a laissé aucune place pour réfléchir à la manière la plus logique et apaisée d’avancer.

Il y a une expression américaine que j’aime beaucoup qui est FOCUS ON, qui veut dire On se concentre, allons à l’essentiel et c’est à ça que je me suis accrochée tout au long de l’année mais que j’ai été incapable de faire.

Il me fallait choisir entre être égoïste en éloignant de ma vie certaines personnes que j’aime infiniment mais qui sont toxiques pour moi  et leur accorder mon temps de vie, d’écoute, d’attention pour qu’elles se déversent à l’infini sans qu’à aucun moment elles ne prennent conscience que leur jérémiades sont déplacées.

J’ai malheureusement (comme vous vous en doutez ) fait le 2ème choix et c’est ainsi que je me suis perdue en cours de route et que ne sachant plus comment et vers où avancer j’ai stagné et me suis sclérosée au point de me muer en maux encore plus douloureux que la douleur que mon corps malade me provoque quotidiennement.

Je pourrais continuer à en parler encore de cet entourage mais je vais m’arrêter là car je sais que beaucoup de gens connaissent ce genre d’êtres qui vous tirent vers le bas et pour qui aller mal est la seul manière qu’ils ont de capter l’affection et l’attention.

Bah oui des fois qu’ils seraient heureux, ce serait problématique car on s’intéresse moins aux gens qui vont bien, car ils semblent ne pas avoir de problèmes. Tandis que le malheur et le mal-être cristallisent l’attention. C’est sans doute pour ça qu’il n’y a jamais de chanson sur le bonheur car quand on est heureux il n’y a rien dire à part je vais bien.

Ceci étant Maitre Gims pourrait écrire un tube avec pour seule parole je vais bien et une mélodie lancinante, type Black eyes peas qui chante I gotta feeling. Ok il y a d’autres paroles dans cette chanson mais globalement c’est la même chose qui revient tout le temps donc ça devient vite chiant.

C’est un peu ça je pense que les gens heureux ont comme effet, donc ils cessent vite d’être passionnants et on a tendance à moins s’en préoccuper tandis que quelqu’un qui va mal tout le temps il peut avoir la certitude de capter et de capturer l’attention.

Toujours est-il qu’en 2016 j’ai fait le plein de négativité pour les 20 prochaines années donc je cède ma place aux autres qui auront du temps pour les plaintifs, dépressifs et émotifs anonymes.

Passons à l’autre raison pour laquelle l’année 2016 ne fut pas bonne pour moi et cette fois ça concerne mon travail en tant que créatrice.

J’ai mis en vente officiellement en aout 2016 mes créations, une petite collection capsule qui n’a pas eu le succès que j’espérais. Il est vrai que les gens ont aimé les pièces mais c’était trop chères donc j’ai fait très peu de vente.

Je sais que c’est très difficile de trouver sa place dans ce milieu en sachant que le prix de mes pièces ne s’aligneront pas sur la grande distribution mais je pensais honnêtement que je vendrais un peu plus.

J’ai pris une énorme claque dont j’avais besoin mais je me suis laissée démoraliser par cet échec même si ça n’en est pas vraiment. Échouer c’est ne rien faire du tout alors que je dois reconnaitre que j’ai avancé et puis j’ai fait.

La question que je me suis posée (et que je me pose toujours actuellement) était de savoir s’il fallait que je continue ou que j’arrête NSQOL car ça me coute beaucoup d’énergie, moralement, physiquement et financièrement et pour le moment les fruits de tant d’investissement ne sont pas satisfaisants. J’en ai déjà parlé dans mon article de rentrée que vous pouvez lire ici si le cœur vous en dit donc je vais éviter de ressasser ce que j’ai déjà dit il y a quelques mois.

Ceci dit, c’était inévitable qu’à l’heure du bilan la question revienne sur le tapis.

La seule réponse que j’ai aujourd’hui et à laquelle je me cramponne vient de mon compagnon qui m’a dit qu’il faut que je m’accroche et que tout ça (les moments d’incertitudes qui sont douloureux) fait partie de la création d’entreprise.

J’ai donc décidé après ce bilan que je dois être impérativement en mode concentration maximum sur ce que je veux, où je veux aller, vers quoi je veux tendre, quel type de relation j’ai envie d’avoir avec moi et avec les autres.

Pour avancer je dois être en mode FOCUS ON autant que je puisse le faire tout en étant présente pour les gens que j’aime. Peut-être que certaines personne vont penser que j’ai été malhonnête (faux-cul pour le dire vulgairement) envers elles lors de nos échanges mais je tiens à leur dire que je ne l’ai nullement été. Pour avoir eu une conversation avec quelques unes des personnes concernées je sais qu’elles comprennent mon propos et reconnaissent avoir été pénibles et plaintives sans cesse. Je tiens à les remercier d’avoir eu cette honnêteté et l’élégance d’assumer le fait qu’elles ont été un peu trop égotistes.

Je dois trouver une manière plus délicate de leur dire d’être moins nombrilistes et qu’on ne peut pas avoir pour projet vie de toujours aller mal même si la vie ne nous fait pas de cadeau. Il y a des personnes que je veux garder à tous prix dans ma vie donc il me faut urgemment trouver une façon d’échanger plus sainement avec sans que je sois imprégnée, éclaboussée et phagocytée par leur chienlit mental.

Malheureusement pour certaines personnes j’ai la conviction que ce fonctionnement est tellement ancrée en elles à un point tel qu’elles sont devenues le mal-être personnifié. C’est leur ADN et je pense qu’elles ne pourront pas changer.

Voici donc mon seul objectif  et vœu que je me fais pour 2017 et croyez moi c’est plus compliqué que ça n’y parait à tenir.

Je souhaite à vrai dire la même chose à tout le monde.

Le blog reprend petit à petit du service et je vous posterai bientôt de jolie choses qui je pense vous plairont.

En attendant je vous laisse avec cette photo de moi dans un de mes looks portés dernièrement.

Pull d’une ancienne collection H&M et Jupe 100% Nsqol (Jupe + imprimé)

Douce, apaisante et jolie année 2017  à tous et PRENEZ SOIN DE VOUS.

Je vous embrasse. Nafissath.

 

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Pictures by Nafissath Abdoulaye

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One thought on “Focus

  1. Salut Naf,
    Je profite du fait qu’on est encore en janvier pour t’envoyer tous mes voeux pour 2017 et plein d’ondes positives.
    J’ai lu avec attention tout ton post, et honnêtement, je ne savais pas du tout que tu avais traversé une année 2016 aussi compliquée.
    La dernière fois qu’on s’est vues, tu m’as dit : « Caro tu avais tellement d’énergie à revendre et à mettre dans tes projets constructifs en septembre dernier et là, 4 mois après, rien ! qu’est-ce t’as foutu ? qu’est-ce qu’il s’est passé ? tu t’es perdue en chemin ou quoi ? ». Pu….rée, la claque que ça m’a mise !
    T’avais 1000 fois raison. J’avais procrastiné grave. Alors, j’ai fait FOCUS ON, moi aussi. Je me suis décuplée ces dernières semaines, et j’avance à grande vitesse maintenant que j’ai pris mon coup de pied aux fesses.
    J’espère que je n’ai pas fait partie de ces personnes tellement négatives et qui t’ont pompées en 2016. Mais si c’est le cas, et si ça peut te récompenser un peu de ton écoute et des conseils que tu m’as prodigués, je crois que 2017 sera une année bien plus positive pour moi aussi… et cette fois, à mon tour, j’espère pouvoir t’envoyer un perfect flow baby !
    Quant à la partie création, je suis tellement d’accord avec M ! Ne lâche rien ! Continue ! Tu es un modèle de force, de combativité, de créativité, de surpassement de soi, et même d’ubiquité. Véridique ! tu es un mystère : je me demande comment tu fais pour faire tout ce que tu fais. On se fout de savoir ce que tu as vendu ou non, même si tu considères cela comme un échec. Tout ce qui compte, c’est que sans ça, tu ne vibres plus. Quand on est une artiste comme toi, on ne doit jamais s’arrêter de créer ni de vibrer.
    Je t’embrasse (et M aussi, sinon il va être jaloux hein) ;-)

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