Parfois j’ai besoin de détricoter le fil de ma pensée. 1

C’est peut-être chez les artisans qu’il faut aller chercher les preuves les plus admirables de la sagacité de l’esprit, de sa patience et de ses ressources.

                   Diderot

Bonjour


J’espère que vous vous portez à merveille en pleine préparations de fêtes de fin d’année. Pour celles et ceux qui commencent à être minés par la grisâtre hivernale j’ai espoir que cet article vous fasse un peu de bien.

Vous l’aurez compris, aujourd’hui je vous parle de ma passion du tricot.

J’ai appris à tricoter quand j’avais 11ans. Entre-temps j’ai arrêté et j’avais un peu perdu la main jusqu’à ce qu’une copine me redonne l’envie de m’y remettre il y a environ 7/8ans et depuis je n’ai pas arrêté de tricoter.

Le tricot pour moi est une thérapie addictive.

Oui je sais que cet oxymore est étrange mais c’est la manière dont je vis l’action de tricoter.

Je peux ne pas tricoter des semaines durant et m’y remettre subitement si je suis en plein chaos mental et que le tohu-bohu se fait assourdissant dans mon esprit.

Tricoter devient alors mon addiction thérapeutique, ce qui m’écarte de ce sentiment d’être sur le fil et que je pourrais basculer à tout moment.

Comme tout un chacun j’ai des périodes de névroses intenses et sans le tricot je ne pourrais pas les gérer.

Quand j’ai trop de choses en tête qui me mettent dans un état physique de prostration la seule manière pour moi de détricoter les fils de ma pensée c’est de me lancer dans un ouvrage de tricot et à chaque fois je suis surprise par le produit final de mon travail qui quelque part est à l’image de mon état d’esprit du moment même si pour les autres ça peut paraître abstrait.

                                                  .Picture by Nafissath AbdoulayePicture by Nafissath Abdoulaye 

Je dois dire que j’ai une grande affection pour ces deux capes écharpes tricotées dans un moment douloureux et difficile il y a quelques années.
Je me sentais seule (bien qu’entourée durant cette période) et j’avais sans cesse envie de pleurer, de tout casser, de crier.
J’étais limitée dans mon déplacement, emmurée dans mon corps et contrainte de vivre dans cet état d’être une année entière suite à une longue chirurgie.
Vous imaginez donc à quel point il m’était nécessaire d’apprendre la patience pour éviter de sombrer dans la folie.

La solution que j’ai alors trouvé était de commencer une série d’immenses snoods (écharpes tubes) avec une certaine architecture dans le tricot grâce aux mélanges de différents points.

J’aime sentir différentes textures dans mes confections et c’est ça que j’ai tenté de transposer en tricotant.

Ces deux snoods sont donc le résultat de ce moment un peu difficile que j’ai vécu durant lesquels j’ai appris des choses sur moi et surtout à patienter.
Les deux ouvrages finis j’ai décidé de les associer à mes autres créations.

Le premier snood rouge et blanc cassé avec des lignes est en résonance avec ma jupe fourreau également blanc cassé sur laquelle j’ai moi même réalisé mon imprimé.

Je me suis servie de la multitude de possibilité de choses à faire avec un snood qui permet de proposer plusieurs styles pour différentes occasions sociales et j’aime assez les différents résultats.

Pour le snood gris et jaune il y a un peu moins ce coté caméléon sur le vêtement car c’est une robe bi-colore beige et blanc cassé et le snood vient apporter un peu de peps à l’ensemble qui peut vite être ennuyeux.

 

Au delà de la dimension thérapeutique, le tricot pour moi c’est un accessoire qui apporte de la texture aux vêtements et architecturise le rendu d’une tenue.

J’espère que vous aimez ce qui ressort de mes moments de détricotage cérébral.

Bonne semaine à tous et je ne cesserai jamais de dire prenez soin de vous et votre vie est là, levez les yeux et regardez ce qu’il y a de meilleur devant. Bonne préparation de fêtes de fin d’année.

Je vous embrasse.

Nafi.

 

Pictures by Nafissath Abdoulaye

 


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